Le parcours


Je marche longtemps, partagé par mon corps, l’expérience de la route me donne la peine de sentir que mes pieds n’ont jamais été plus nécessaire qu’aujourd’hui.
J’ai vu des hommes sur le cours du voyage, ils me faisaient peur avant même que je ne les connaisse, maintenant ils m’accompagnent et je partage leurs douceurs. Mais la mienne n’est pas acquise, c’est pourquoi je poursuis, sans attendre, rien ne viendra à moi que je n’y ai été vers.
Est-ce seulement une question de décision, ou bien dois-je remplir un état suffisament homogène pour ne pas faire que le monde m’atteigne?
Je souhaite là reconnaître combien je n’ai pas su entendre l’usage de mon corps. Pour cela s’arrêter ne me conduit pas à voir tout cela, s’arrêter c’est d’abord le postulat que le parcours n’était qu’un rêve, alors comment pourrais-je ainsi savoir si tout cela n’était qu’une fiction?
La fiction, autant belle qu’elle est, n’engage à rien et au-delà s’écrivent encore certaines choses, que j’ignore.

Avec toi, nous avons discuté, l’oeuvre, entière, si elle pouvait autrement. J’y gage, et m’y assois, non pas pour rester immobile, mais constater déjà que les chemin sont à épuiser, et encore d’autres alors s’inventent. Et là le malheur, l’invention, c’est qu’elle ne sait se connaître elle se tue sinon avant d’avoir vu le jour.
Hors le jour, c’est un commencement, de prime abord.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



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